La construction d'un avenir équitable, non-violent, fraternel, profondément écologique nous invite à être attentif, à soigner les liens.

Que de bons moments à vivre en nouant des liens paisibles avec d'autres.

Œuvrer au tissage, au réseautage non-violent, c'est aussi assurer l'efficacité du réseau dès que celui-ci devra être activé.


Tisser des liens, c'est aussi améliorer la sécurité des uns, des unes et des autres. En effet travailler ses relations, son réseau, c'est aussi renforcer celui des autres et ainsi augmenter la solidarité, le soutien, la coopération et par conséquence la sécurité de chacun.

Souvent vous posez la question "comment faire ?", "par où commencer ?"...

C'est l'utilité de participer à un Atelier Nomade, trouver des pistes, des possibles par l'émergence de l'intelligence collective du groupe.


En attendant, voici une fable amérindienne d'un auteur inconnu :

LES DEUX LOUPS

"Un soir d’hiver, un vieil homme se réchauffe doucement au coin du feu alors qu’entre brusquement Tempête-de-vent, son petit-fils. Il est de nouveau très en colère. Son jeune frère s’est montré encore injuste envers lui.

- Il m'arrive aussi, parfois, dit le vieillard, de ressentir de la haine contre ceux qui se conduisent mal et surtout qui n’expriment aucun regret. Mais la haine m'épuise, et à bien y penser ne blesse pas celui qui s’est mal conduit envers moi. C'est comme avaler du poison et désirer que ton ennemi en meure. J'ai souvent combattu ce sentiment, car j’ai appris que la bataille entre deux frères, comme à l’intérieur d’une même nation, est toujours une bataille entre deux loups à l’intérieur de soi.

Le premier est bon et ne fait aucun tort. Il vit en harmonie avec tout ce qui l'entoure et ne s'offense pas lorsqu'il n'y a pas lieu de s'offenser. Il combat uniquement lorsque c'est juste de le faire, et il le fait de manière juste.

Mais l'autre loup, hum…. celui-là est plein de colère. La plus petite chose le précipite dans des accès de rage. Il se bat contre n'importe qui, tout le temps et sans raison. Il est incapable de penser parce que sa colère et sa haine prennent toute la place. Il est désespérément en colère, et pourtant sa colère ne change rien.

Et je peux t’avouer, Tempête-de-vent, qu’il m’est encore parfois difficile de vivre avec ces deux loups à l'intérieur de moi, parce que tous deux veulent avoir le dessus.


Le petit-fils regarde attentivement et longuement son grand-père dans les yeux

et demande :

- Et lequel des deux loups va gagner, grand-père ?

Le grand-père cherokee sourit et répond simplement :

- Celui que je nourris. "





Transcrite par Gilles-Claude Thériault à partir de diverses versions orales et écrites, en langue française et anglaise.